LA ROUMANIE FRANCOPHILE ET FRANCOPHONE

ROUMANIE - 1 MOIS - 707 KILOMETRES

ROMANIA FRANCOPHILE AND FRANCOPHONE 
ROMANIA 1 MONTH - 707 KILOMETERS
yellow colored text

FRANCÓFONOS Y FRANCÓFILOS DE RUMANIA 
RUMANIA  1 MES - 707 KILÓMETROS
texto color naranja




Pont sur le Danube - frontière Bulgarie-Roumanie


Bridge over the Danube - Bulgaria-Romania border


Puente sobre el Danubio - frontera de Bulgaria-Rumania
  • Lorsque nous passons le pont qui enjambe le Danube des ouvriers qui travaillent à peindre la charpente métallique nous font de grands bonjours. C'est bien agréable après les silences des bulgares.

La première ville Giurgiu sans charme particulier est vite passée.

  • N'ayant pas pris la précaution de changer les levas qui nous restent avant de quitter la Bulgarie ceux-ci, qui ne sont pas pris dans les bureaux de change frontaliers, nous restent dans les poches. Heureusement un conducteur turc, après hésitations, consent à me prendre le billet de 100 levas contre 40 €. Je perds 10 €. Le problème c'est que nous n'avons pas encore de leis (monnaie roumaine).

Nous roulons depuis longtemps et cherchons un endroit pour camper. La plaine qui s'étend à perte de vue n'offre aucun endroit discret ce qui nous ennuie. En effet, de temps à autre nous rencontrons des attelages d'un autre âge conduits par des tziganes. Ils nous croisent arborant de grands sourires et en frottant les pouces et les index (signifiant donnez nous de l'argent). Il ne serait pas prudent de camper tout près d'eux pour qu'ils viennent nous faire nuitamment une visite.

  • Nous avons faim. Des paysans vendent sur le bord de la route de belles cerises rouges. Hélas nous n'avons pas d'argent pour en acheter.

Dans le quatrième village nous recevons l'hospitalité. Nous sommes autorisés à camper près de la petite église entourée d'un cimetière de quelques tombes. Une palissade nous protégera d'éventuels visiteurs. Sur la route, à intervalles réguliers, passent les tziganes avec leurs chariots. Les villageois leur lancent des pierres pour qu'ils déguerpissent vite. Après installation je vais dans un petit commerce pour faire des courses mais l'épicière ne fait pas le change des €uros. Je reviens sans rien. Nous aurons au menu notre éternel plat de pâtes.

  • Au matin nous venons de terminer un maigre petit déjeuner lorsque le sacristain arrive avec deux brioches fourrées au miel et aux noix. Un délice.

Au moment du départ, l'ouvrier maçon qui nous a accueilli hier au soir et travaille à la réfection de l'église veut nous faire un cadeau. N'ayant rien de particulier sur lui il me donne une petite boite d'allumettes. Ce rien me semble énorme car j'ai vu dans les yeux de Popa Rodu de l'émotion. Pour le remercier Bernadette me prend en photos avec lui. Nous lui enverrons ce sera notre cadeau.

  • Nous sommes encore à 30 kilomètres de Bucarest. Dans les champs les paysans travaillent avec leurs bêches ou des charrues tirées par des chevaux ou parfois par des hommes. Les tziganes sont toujours en mouvement. Nous prenons la précaution comme nous l'ont conseillé les roumains de ne pas nous arrêter à leur hauteur.

Les faubourgs de Bucarest sont sales et laids. De nombreux trous sur la chaussée nous obligent à slalomer par crainte de briser à nouveau un renfort de flèche de remorque. Dans le centre se trouvent de nombreux hôtels mais leurs prix sont élevés. Sur indication d'un jeune homme à vélo nous allons vers la gare. Un hôtel (sans étoile) mais propre nous demande après discussion 28 €. Comme il n'a pas de garage je vais jusqu'au parking gardé de l'hôtel Ibis. On consent à garder le tandem et la remorque.

  • Bucarest.
  • Nous restons trois jours à Bucarest. La ville est agréable avec de grandes avenues (hors périphérie). On sent qu'un vent de liberté est venu souffler sur la cité. Nous aimons flâner au hasard des boulevards et des rues. Comme de bons touristes nous visitons le Palais Ceaucescu. Nous sommes déçus. Rien ne subsiste du dictateur. Les pièces immenses aux plafonds hauts sont devenues musée. S'y trouvent ciboires, icônes, peintures sur bois et autres encensoirs. Si ces objets sont beaux ils ne reflètent pas l'histoire récente du pays. D'aucune façon il n'est fait mention du couple égocentrique qui a dirigé le pays. Nous exprimons nos sentiments sur le livre d'or mis à la disposition des visiteurs. Nous ne sommes pas surpris d'y voir des commentaires identiques aux notres. Nous ne restons pas totalement sur nos regrets, des marbres blancs veinés de noir sont d'une beauté à couper le souffle, tout comme l'escalier monumental dont la finesses du travail laisse sans voix.

When we pass the bridge which spans the Danube from the workers who work to paint the metal frame we are big Hellos. It's nice after the silence of the Bulgarians.

The first city Giurgiu without charm went quickly.

Who did not take the precaution to change Leva them which remain us before leaving the Bulgaria these, which are not taken in the border exchange offices, remain in the pockets. Fortunately a Turkish driver, after hesitation, agrees to take me the ticket of 100 Leva against €40. I lose €10. The problem is that we do not yet have of leis (Romanian coin).

We drive for a long time and are looking for a place to camp. The plain stretching to the horizon offers no discreet place what bothers us. Indeed, from time to time we meet teams from another age driven by Gypsies. They meet us with big smiles and rubbing your thumbs and index fingers (meaning give us money). It would be unwise to camp close to them so that they come to us by night a visit.

We are hungry. Farmers sell beautiful red cherries on the side of the road. Unfortunately we have no money to buy.

In the fourth village we receive hospitality. We are allowed to camp near the small church surrounded by a cemetery of a few graves. A fence will protect us from potential visitors. On the road, at regular intervals, are the Gypsies with their carts. The villagers throw stones so that they hope soon. After installation I go to a small business to run errands but the grocer does not have the exchange of €uros. I come back with nothing. We will have our flat Lord of pasta menu.


In the morning we just finished a meager breakfast when the Verger comes with two buns filled with honey and nuts. A delight.
On departure, the Mason worker who greeted us yesterday evening and works for the rehabilitation of the Church wants us to a gift. With nothing special on it it gives me a small box of matches. Nothing seems to be huge because I saw in the eyes of Popa Rodu emotion. To thank Bernadette take me pictures with him. We will send you our gift.
We are still at 30 kilometres from Bucharest. In the fields farmers work with their Spades or plows pulled by horses or sometimes by men. The Gypsies are always in motion. We take the precaution as we advised Romanians not to stop at their height. 
The suburbs of Bucharest are dirty and ugly. Many holes on the floor require us to weave for fear of again breaking a reinforcement of arrow trailer. In the Center are many hotels, but their prices are high. On indication of a young man on a bike we go to the station. A hotel (no star) but own asks us after discussion €28. As there is no garage I follow the parking of the hotel Ibis. It agrees to keep the tandem and trailer.


Bucharest.

We remain three days in Bucharest. The city is pleasant with large avenues (outside edge). We feel that a wind of freedom came to blow on the city. We wander at random the boulevards and streets. Like good tourists we visit the Ceausescu Palace. We are disappointed. Nothing remains of the dictator. Huge parts to the high ceilings became Museum. Are there ciboria, icons, paintings on wood and other censers. If these objects are beautiful they do not reflect the recent history of the country. In no way it is made mention of the self-absorbed couple who ran the country. We express our feelings about the guest book placed at the disposal of visitors. We are not surprised to see identical to ours comments. We are not totally on our regrets, veined white marble with black beauty with breathtaking, like the monumental staircase with the subtleties of the job leaves you speechless.

Cuando pasamos el puente que atraviesa el Danubio de los trabajadores que trabajan en el marco del metal de la pintura somos holas grandes. Es bueno después del silencio de los búlgaros.

La primera ciudad de Giurgiu sin encanto fue rápidamente.

Que no tuvo la precaución de cambiar la Leva que nos quedan antes de salir de la Bulgaria, que no se toman en las oficinas de cambio de frontera, siendo en los bolsillos. Afortunadamente un conductor turco, después de una vacilación, está de acuerdo en que me lleve el billete de 100 Leva contra 40 €. Perder 10 €. El problema es que no tenemos todavía de leis (moneda rumana).

Conducir durante mucho tiempo y está buscando un lugar para acampar. El llano que se extiende hasta el horizonte no ofrece ningún lugar discreto lo que nos molesta. De hecho, de vez en cuando nos encontramos con equipos de otra época por gitanos. Nos satisfacen con grandes sonrisas y frotando el pulgar y los dedos del índice (es decir, nos dan dinero). No sería prudente acampar cerca de ellos que vienen a nosotros por la noche una visita.

Estamos hambrientos. Agricultores venden hermosas cerezas rojas al lado de la carretera. Lamentablemente no tenemos dinero para comprar.

En el cuarto pueblo recibimos la hospitalidad. Nos permite acampar cerca de la pequeña iglesia rodeada de un cementerio de tumbas de unos pocos. Una valla nos protegerá de posibles visitantes. En el camino, a intervalos regulares, son los gitanos con sus carros. Los aldeanos tiran piedras por lo que esperan pronto. Después de la instalación que ir a una pequeña empresa para ejecutar diligencias pero el tendero no tiene el cambio de €uros. Vuelvo sin nada. Tendremos nuestro Señor plano del menú pasta.


En la mañana nos acaba de terminar un desayuno pobre cuando el sacristán viene con dos bollos con miel y nueces. Una delicia.
A la salida, el trabajador de Mason que nos saludó el ayer por la tarde y obras para la rehabilitación de la iglesia quiere a un regalo. Nada especial en ella me da una pequeña caja de fósforos. Nada parece ser enorme porque VI a los ojos de la emoción de Popa Rodu. Dar las gracias a Bernadette me tome fotos con él. Le enviaremos nuestro regalo.
Estamos a 30 kilómetros de Bucarest. En los campos de los agricultores trabajan con sus espadas o arados tirados por caballos o a veces por los hombres. Los gitanos están siempre en movimiento. Tomamos la precaución como nos aconsejó rumanos no se detengan en su altura. 
Los suburbios de Bucarest son sucios y feos. Muchos agujeros en el piso nos obligan a la armadura por temor a romper otra vez un refuerzo de remolque de flecha. En el centro son muchos hoteles, pero sus precios son altos. En la indicación de un joven en una moto vamos a la estación. Un hotel (no estrella) pero propio nos pide después de discusión 28 €. Como no hay ningún garaje sigo el estacionamiento de la dirección del hotel Ibis. Conviene mantener el tándem y el remolque.


Bucarest.

Nos quedan tres días en Bucarest. La ciudad es agradable, con grandes avenidas (fuera del borde). Creemos que un viento de libertad llegaron a soplar en la ciudad. Nos al azar vagan las calles y bulevares. Como buenos turistas nos visite el Palacio de Ceausescu. Estamos decepcionados. No queda nada del dictador. Enormes piezas a los techos altos se convirtió en Museo. Hay Píxides, iconos, pinturas sobre madera y otros incensarios. Si estos objetos son hermosos no reflejan la historia reciente del país. En ningún caso se hace mención de la pareja absorto en sí mismo que dirigía el país. Expresamos nuestros sentimientos sobre el libro puesto a disposición de los visitantes. No estamos sorprendidos al ver idénticos a nuestros comentarios. No estamos totalmente en nuestros pesares, veteados blanco mármol con belleza negra con impresionantes, como la escalera monumental con las sutilezas del trabajo te deja sin palabras.


                                                                     



Palace Ceaucescau in Bucharest


 (Romania) Ceaucescau Palacio de Bucarest (Rumania)

                                                                                                                   


 Victory square in Bucharest (Romania)  



Plaza de la victoria en Bucarest (Rumania)
  • S'il y a des nantis à Bucarest il y a aussi beaucoup de pauvres. Les vieux n'arrivent pas à vivre avec leurs retraites de misère. Ils sont nombreux à tendre la main avec dignité. Bernadette le coeur serré donne à ces braves gens 50 000 leis (1,33 €) (pour nous un rien, pour ceux qui les reçoivent énormément. D'autres fois, lorsque nous déjeunons ou dînons, nous évitons de nous placer trop près de la rue. Nous sommes gênés par les regards d'envie de certains passants. Un gamin des rues nous faisant pitié récupère une demi pizza que Bernadette l'appétit coupé lui donne.
  • Un petit air de France.
  • En ce deuxième jour à Bucarest nous avons un très beau temps. Nous trouvons pour déjeuner un restaurant installé dans une cour fermée. Des arbres donnent de la verdure et de la fraîcheur. Le repas est bon et nous sommes bien. Notre repas est presque terminé lorsque passent trois hommes. L'un d'eux est en uniforme de l'aviation française. Ils s'installent à une table pour déjeuner. Prétextant une envie d'aller aux toilettes je fais un détour et dis bonjour aux trois hommes. Ils travaillent à l'Ambassade de France. Outre l'aviateur, un des deux autres hommes est aussi militaire. Nous leur demandons s'ils peuvent nous renseigner sur les possibilités de passer en Ukraine pour rejoindre la Pologne. Ils nous invitent à passer au consulat de France qui jouxte l'Ambassade pour y recueillir des renseignements précis. Nous quittons le restaurant pour nous diriger vers le Consulat mais nous nous trompons de rue. Le hasard nous remet sur le chemin des trois français qui retournent à leur travail. Nous les suivons. Le second militaire, qui est sous-officier, sympathise avec nous. Nous décidons de nous revoir en soirée.

Les renseignements recueillis auprès du consulat ne paraissent pas en faveur d'un passage par l'Ukraine. On nous invite toutefois à aller demander des précisions au consulat de ce pays. Sur place nous trouvons porte close.

  • En soirée dans la chambre nous étudions la carte de l'Europe. Si la route par l'Ukraine est plus plate elle se révèle plus dangereuse. Les vols y sont nombreux. Après une heure de réflexion nous décidons de prendre la direction de la Hongrie qui se trouve au nord ouest de la Roumanie. Nous avons la chaîne des Carpathes à traverser. Nous verrons bien.
  • Ou Bernadette va chez la coiffeuse et n'est pas contente.
  • Avant de quitter Bucarest Bernadette veut se faire couper les cheveux. Elle hésite longtemps devant plusieurs salons. Le dernier semble plus moderne. Nous y entrons. A mesure que la coiffeuse (une jeune est-ce une apprentie?) pratique la coupe l'inquiétude de Bernadette grandit. Elle fait arrêter le massacre. Le travail est totalement raté. Nous payons tout de même.

Pascal Daguise le sous-officier de l'Ambassade de France nous convie (pour notre dernière soirée) à dîner dans un restaurant situé près d'un lac au nord de Bucarest. Nous y allons en voiture. Pascal se révèle un gentil garçon. Nous passons une agréable soirée malgré une grosse averse qui inonde la terrasse. Heureusement nous avions pris place à l'intérieur.

  • Ou la richesse du coeur vaut plus que celle de l'argent
  • 4 juin. Il fait chaud. Bucarest est loin derrière nous. L'après-midi s'achève et nous cherchons un endroit pour planter la tente.

Alors que nous sommes arrêtés, un couple près d'une maisonnette nous observe puis s'avance vers nous. La jeune femme parle un peu français. Nous demandons si nous pouvons camper près de leur clôture en bois. Après une courte conversation avec son mari elle dit préférer que nous entrions dans le jardin. Lorsque nous y sommes le couple nous invite carrément à dormir dans la maison. Celle-ci est petite. Nous hésitons. Ne voulant pas vexer nous finissons par accepter. Notre matériel est rapidement mis à l'abri dans un petit hangar fermé ou est garée une vieille Traban qui ne roule plus.

  • Pendant que Cortel le mari est retourné travailler dans le champ de maïs tout proche sa femme prépare le dîner. Pour que nous ne restions pas seuls elle a demandé aux membres de sa famille qui habitent à coté de venir parler avec nous. Passent alors, le père, la mère, les frères et soeurs, les belles soeurs, les neveux et nièces. Nous mangeons pendant ce temps de délicieuses cerises charnues et juteuse à souhait.

Notre hôtesse vient nous inviter à prendre place pour le dîner. Elle a installé une table dans la minuscule chambre qui nous est destinée. Nous sommes surpris de prendre le repas sans eux. Elle dit que son mari ayant encore de l'ouvrage ils dîneront plus tard.

  • Au menu, deux oeufs sur le plat, du mouton frit, des pommes de terre rissolées. Nous devinons rapidement que notre repas est constitué sans nul doute de ce qu'ils avaient pour ce soir et sans doute demain. La viande est très grasse. Nous en mangeons le maximum. Par sécurité nous buvons de l'eau de notre bouteille.

Vers 21 heures le frère de Cortel vient nous voir avec deux bibles. Les familles sont adventistes. Il veut prêcher la bonne parole. Nous remercions mais prétextons une grande fatigue et un besoin de nous reposer.

  • Le lendemain matin nous voulons remercier en laissant quelques billets de banque. Notre geste semblant gêner nous préférons faire des photos avec les membres de la famille. Nous leur enverrons plus tard. Merci à vous jeunes gens. Que la vie vous comble dans l'avenir plus qu'elle ne l'a fait jusqu'à présent. Si un jour notre route passe à nouveau par ici ce sera cette fois à nous de vous gâter.

Nous constatons en soirée que ce sont bien ceux qui ont le moins qui savent donner le plus. Ayant demandé à un chef d'entreprise de camper près de ses ateliers nous essuyons un refus catégorique.

  • Nous trouvons heureusement une directrice d'école plus compréhensive. Elle nous indique le terrain de sport qui jouxte son établissement. Une fois installés nous faisons la curiosité des habitants et des enfants. Plus tard, lorsque tout le monde est parti restent auprès de nous les poules, oies et vaches. Nous devinons que le terrain est plus communal que scolaire.

Des voix juvéniles nous disent bonjour en français. On rit, on parle. Sorti je découvre une vingtaine de gosses en uniforme qui gloussent. Ce sont les filles les plus hardies. Elles entament la conversation. Les enfants sont bientôt rejoints par les professeurs. Le professeur de français parle longuement avec nous. Nous mettons au point un échange avec une école de la La Haye Fouassière notre village.

  • 11 heures, le départ est trop tardif. Il fait déjà très chaud. Arrêtés un moment en cours de route à l'ombre d'un arbre nous sommes importunés par des paysans qui veulent de l'argent. Ils repartent bredouilles. La route pour Pitesti cimentée est en très mauvais état ce qui nous fait peiner. En ville nous trouvons un hôtel 3 étoiles pour 30 € (petit déjeuner non compris).
  • Un Ch'ti perdu en Roumanie.
  • En Afrique on l'appellerait chapeau de paille, en d'autres endroits un pilier de bistrot. C'est le genre d'individu qui loin de son pays garde sur lui un ticket de métro poinçonné. Il a tout vu, tout fait mais n'est arrivé à rien. Celui-là nous l'avons rencontré à Pitesti en Roumanie.

Alors que nous cherchons une place dans un restaurant gril bondé un homme se présente à nous (en français). Il nous invite à prendre sa table. Devant l'affluence et le temps incertain à attendre nous trouvons le geste sympathique. C'est un Ch'ti, de Maubeuge. Contrairement à ce qu'il a dit en nous proposant sa table il ne part pas mais s'incruste. Pris de boisson il raconte des histoires plus invraisemblables les unes que les autres. Pour son malheur il parle de deux endroits que nous connaissons bien, Djibouti et la Nouvelle Calédonie. Ce qu'il nous en dit est tellement fantaisiste que nous lui tendons des pièges. Le menteur trouve des parades dénouées de sens mais cocasses). Changeant de sujet il dit être le conseil du patron des usines Dacia (filiale Renault) qui se trouvent non loin. Il donnerait aussi des cours de coupe de viande de boucherie dans les grands restaurants de la ville (la viande est si mal coupée - c'est la seule chose ou nous sommes en accord avec lui).

  • Nous qui pensions passer une soirée agréable et tranquille sommes pressés de quitter les lieux et de rentrer. L'homme reste à la table. Sans doute attend-il d'autres oreilles auxquelles il débitera à nouveau ses histoires rocambolesques.

Après une journée de repos à Pitesti nous prenons la route de Ramincu Valcéa. Nous y trouvons à nouveau un hôtel 3 étoiles avecTV5 ce qui nous permet de voir les informations.

La route d'hier ayant été fatigante nous prenons une nouvelle journée de repos.

  • Dans les Carpathes
  • Cela commence vraiment à monter mais rien de comparable pour l'instant avec ce que nous avons connu en Turquie. En fin de journée nous voyons un camping (qui curieusement ne reçoit ni tente ni caravane. De minuscules chalets sont à louer. S'y trouvent quatre lits de 60 cm (par deux superposés) avec une étroite allée centrale. L'intérieur sent l'humidité. A peine sommes nous en possession de la clé qu'une violent pluie d'orage se met à tomber. Un quart d'heure après tout est terminé. Une promenade dans les environs nous fait comprendre que nous sommes dans une petite ville de cure. Des hôtels sont tout près d'un grand hall ou les curistes boivent de grandes lampées d'eau. Sans doute les moins fortunés logent-ils au camping.

Nous sommes heureux de quitter ce camping ou nous ne pouvons pas prendre de douche. Celles-ci sont exclusivement réservées aux personnes qui accèdent à la piscine (donc pas de savonnage possible). Curieux !!!

  • La route s'élève de plus en plus avec parfois des coupe jarrets. Nous rencontrons un jeune polonais de Varsovie qui fait un tour de l'Europe à vélo. Nous discutons une demi-heure avec lui. Plus loin une crevaison nous fait perdre une nouvelle demi-heure. A midi nous négligeons les gargotes pour ne plus rien trouver plus loin. Les jambes molles nous nous rabattons sur des Petit Prince de LU. Le hasard veut qu'un kilomètre plus loin un motel restaurant soit ouvert. Nous y prenons une chambre et un repas. Ce dernier est si copieux que nous donnons de la bonne viande à un chien errant qui n'en attendait pas autant. Les regards réprobateurs des autres clients devant ce gaspillage de nourriture nous gênent un peu.
  • Chiens écrasés
  • La Roumanie a cela de particulier que c'est le pays ou l'on voit le plus de chiens écrasés sur les routes. Dans les Carpathes nous en avons compté trois à quatre au kilomètre (pas tous tués le même jour). Sans en avoir été les témoins directs nous pensons que les conducteurs cherchent les bêtes au lieu de les éviter.

La nuit a été entrecoupée de levers pour Bernadette qui est gênée par des troubles intestinaux. Cela va durer toute la journée encore. Malgré cela je la sens appuyer courageusement sur les pédales. Le fait d'être à tandem permet de compenser un peu ce manque de forces.

  • La route serait belle si nous n'avions pas tous ces camions qui nous doublent en nous envoyant leurs gaz d'échappement. Sur la droite un torrent serpente s'élargissant parfois en rivière puis redevenant étroit. A Sibiu nous trouvons une chambre pour 80 000 leis (20 €) avec petits déjeuners et un endroit pour garer le matériel. Bernadette est épuisée et n'a pas faim. J'ai l'estomac dans les talons mais par solidarité je ne descends pas dîner.

Il faut deux jours à Bernadette pour se remettre. Sibiu mérite une halte. De très beaux immeubles bordent des promenades. Les églises sont belles malgré (ou peut être grâce) les nombreux styles remaniés au cours des siècles. A l'hôtel, le deuxième jour, se déroule un repas de mariage? Nous voyons les invités danser. Ils forment de grands cercles, hommes avec hommes, femmes avec femmes. Il ne leur manque que les costumes d'époque pour nous croire au spectacle. Compte tenu de la chaleur étouffante et des bruits du bal nous ne dormons pas de bonne heure. Heureusement nous avons TV5.

  • Entre Sibiu et Sefes la route n'est pas très difficile, seul le vent de face nous empêche de faire une bonne moyenne. Après déjeuner nous commençons à chercher un endroit pour dormir. Un ancien complexe hôtelier à l'abandon avec terre plein pourrait faire notre affaire mais l'endroit est squatté par un pochard brûlé par l'alcool. Dix kilomètres plus loin nous trouvons un hôtel restaurant flambant neuf. Des garages individuels sont proposés aux clients. Nous en louons un. Ce soir Bernadette qui a retrouvé sa forme et l'appétit fait honneur au repas.
  • La nature est belle
  • La nature est belle, la route aussi. Si nous montons doucement les descentes se font à près de soixante à l'heure grâce à un bitume parfait. Les champs de blés ondulent sous la caresse du vent. Les moissons ne devraient pas tarder. La ville de Sefes n'ayant pas de charme particulier nous continuons jusqu'à Iulu.
  • Faim contre amour maternel
  • Avant de chercher un hôtel nous déjeunons. Au cours du repas nous voyons une mère tzigane et son fils de dix ans qui observent les tables. Deux allemands viennent de terminer leur repas. Dans une assiette se trouve un reste de pâtes. La mère et l'enfant viennent à la table. Sans se préoccuper de son fils la femme enfourne dans sa bouche, à pleines mains, les pâtes restantes. Si elle n'a pas mangé sa suffisance l'enfant quant à lui à l'estomac vide. Avant qu'ils puissent récidiver à une autre table un serveur vient les chasser à grands coups de serviettes.

A la sortie de la ville nous trouvons un hôtel. Il est seulement 14 heures 45.

  • 17 juin. La journée est très chaude. Nous quittons Iulu par une route presque plate. Après vingt kilomètres des vallonnements sérieux nous donnent de la peine surtout que le vent nous fait face. La nature par ici est moins jolie. Les cultures se font plus rares, l'herbe moins haute. Les moutons semblent y être les rois. Les villages sont moins riches et les maisons sont souvent décrépies. Les habitants sont aussi moins chaleureux. Les commerçants si l'on manque d'attention doublent presque la pesée (en prix).

Nous déjeunons dans un petit restaurant de saucisses et de frites. Ce n'est pas mauvais mais il ne faut pas regarder autour de soi. C'est sale et poussiéreux. Nous ne nous attardons pas.

  • A 16 heures nous avisons un motel. La visite des chambres nous révèle encore là un laisser aller dans l'entretien. De plus il n'y a pas de douche, seulement un lavabo. Un regard sur le personnel crasseux ne nous incite pas à rester.

Nous arrivons 3 heures plus tard à Turda par la zone industrielle (ou ce qu'il en reste). Près de 95% des usines sont à l'abandon et en ruines. La route est pleine de trous et de bosses, quelques plaques de bitumes qui subsistent sont comme des flots dangereux. De misérables maisons sur les cotés (sans doute des restes de cités ouvrières) sont encore habitées. Les mines peu amènes de ceux qui y résident ne nous engageraient pas à traverser le quartier à la nuit tombée. Cette cour des miracles quittée nous arrivons dans le centre ville. Des immeubles avec commerces, banques... d'une autre allure nous rassurent. Il y a deux hôtels. L'un modeste pourrait convenir mais il n'a pas d'emplacement pour garer le matériel. Nous allons au second qui est un 4 étoiles de style baroque aux allures du château de Dracula dont il porte le nom. La chambre est à 50 € mais nous réussissons à l'avoir à 40 €. C'est confortable. Dans la chambre nous sommes amusés par la décoration qui est celle de la demeure du vampire des Carpathes.

  • Entre Turda et Cluj Capona
  • Les deux villes sont dans des vallées mais elles sont séparées par des montagnes. La route serpente entre elles longeant des torrents, des petites vallées. Dans ces dernières les paysans cultivent du maïs sur de petites parcelles. Les villages sont peu animés, les habitant se trouvant aux champs. Leurs outils sont le plus souvent limités à des bêches.

Les paysages de Transylvanie sont beaux. A 800 mètres d'altitude nous trouvons des ressemblances avec les Vosges françaises mais en moins boisées. Certaines terres qui ne sont pas assez riches pour les cultures ou trop en pente sont dévolues aux activités pastorales.

  • Cluj Capona
  • La ville est de moyenne importance. Notre budget ayant souffert ces derniers jours des hôtels 3 étoiles nous cherchons assez longtemps un hôtel convenable pour un prix correct. Nous trouvons enfin un une étoile. La chambre est dotée d'une salle de bain. On nous fait un prix si nous restons plus d'une nuit. Cela tombe bien nous avons l'intention de nous reposer.

Ce matin il pleut. Nous paressons au lit jusqu'à 10 heures et ratons le petit déjeuner. 15 heures nous sortons sous la pluie, armés de nos parapluies. Les roumains ne semblent pas connaître cet ustensile. Pour passer le temps, à l'abri, nous visitons une église catholique qui est très belle puis une orthodoxe. Cette dernière a malheureusement ses peintures écaillées. La pluie ayant cessée nous marchons sur les boulevards. Malgré le manque de soleil nous trouvons à la ville un certain cachet.

  • En ce deuxième jour de repos le beau temps est revenu. Il y a plus d'animation dans les rues mais aussi plus de mendiants. Ce sont comme à Bucarest de vielles personnes, souvent dignes. Cela nous serre le coeur. Bernadette toujours généreuse donne à une brave femme qui remercie d'un large sourire. Plus affligeant, c'est cet enfant de 9 ou 10 ans, sale et en guenilles, qui marche en reniflant de la colle le nez fourré dans un sac plastique.

Dans l'après-midi je vérifie le matériel. La pièce métallique qui tient les renforts de flèche est à la limite de la rupture. Un ouvrier effectuant des travaux à l'hôtel trouve un morceau d'acier plat qui une fois travaillé fait mon affaire.

  • A notre départ la réceptionniste nous fait cadeau d'un rouleau de papier hygiénique et d'un petit savon en nous disant que cela peut toujours servir dans la nature.

Le déjeuner est pris dans une gargote. C'est simple mais bon, cotes de porc, pommes de terre, salade et bière. Près de nous trois hommes, des hongrois, s'intéressent à nous. L'un deux, dans un français haché pose des questions. nous ne sommes pas surs que les réponses que nous faisons soient correctement traduites à ses camarades. Un essai en anglais n'est pas meilleur. Il fait pourtant l'admiration de ses amis qui trouvent extraordinaire d'être avec un polyglotte.

  • Nous redémarrons en cote. En haut de celle-ci un autre restaurant tout neuf. Nous ne sommes pas sur que nous y aurions mieux mangé et sans doute cela aurait été plus cher.
  • Rencontre avec des expatriés
  • Nous roulons doucement lorsqu'une voiture immatriculée en Roumanie s'arrête devant nous. Un couple en descend et visiblement nous attend. Ce sont des français, expatriés, travaillant chez Michelin à l'usine de Zalaü. Après les présentations et un moment de conversation Claude et Eliane Alvarez nous invitent à passer à leur domicile et à rester une ou deux journées selon notre convenance. Ce ne sera pas ce soir, la distance qui nous sépare de Zalaü est trop grande. Rendez-vous est pris pour demain vers 16 heures.

En soirée nous cherchons un endroit pour camper, de préférence près des maisons. Hélas la majorité des cours sont sale des fientes des poules qui s'y promènent quand ce ne sont pas les cochons. De braves gens, sans animaux, nous proposent leur pelouse mais celle-ci est tellement en pente que nous aurions l'impression de dormir debout. Nous finissons par trouver un endroit presque convenable entre la route et une paire de truies dans leur enclos. Il y a vingt mètres de chaque coté. Pendant que nous montons la tente nous observons un vacher qui ramène une centaine de bêtes. A chaque chemin, chaque ferme, trois, cinq ou dix vaches quittent le troupeau pour rentrer dans leurs étables.

  • Le matin avant de partir deux enfants de la ferme d'à coté viennent nous voir plier nos affaires. Ils sont sales. L'un d'eux a un costume, veste et pantalon. Sans doute le vêtement a-t-il servi pour une communion. Bernadette leur donne des bonbons qu'ils reçoivent le visage rayonnant.

Le restaurant de l'extérieur semble bien. Sur le parking des enfants tziganes viennent demander de l'argent avec insistance. Il faut qu'un personnel brandisse un bâton pour qu'ils déguerpissent telle une envolée de moineaux. L'intérieur du restaurant est sombre et sale. Un tour aux toilettes nous laissent dubitatifs sur l'aspect que doit avoir la cuisine. Nos muscles ayant besoin d'être nourris nous ne regardons pas trop le fond de nos assiettes.

  • L'accueil à Zalaü
  • La descente vers Zalaü est raide. Nous n'avons pas trop des trois freins pour nous retenir. Il n'est pas question de prendre de l'élan sans quoi c'est la sortie de route dans un virage assurée.

Les indications qui nous ont été données hier nous permettent de trouver directement la maison de Claude et Eliane Alvarez. La demeure est grande et dispose d'un grand jardin. La chambre d'amis ou nous déposons nos affaires est spacieuse (sans doute 30 mètres carrés). C'est la plus petit pièce.

  • Nous passons une soirée agréable dans une ambiance française. Les alcools et l'excellent repas nous grisent un peu. Invités à prendre une journée de repos nous acceptons avec plaisir après avoir hésité pour la forme.

La matinée est consacrée au repos. Après déjeuner pris en compagnie de Claude et Eliane nous partons avec cette dernière à une vingtaine de kilomètres visiter un monastère (nous devrions l'appeler couvent puisque ce sont des nonnes qui l'occupent). Sur place Eliane qui est déjà venue plusieurs fois demande soeur Théodora laquelle lui sert habituellement de guide. Les extérieurs du monastère sont très fleuris. L'arrosage se fait à la main après puisage de l'eau. Lorsque nous visitons l'église nous y trouvons la mère supérieure qui nous reçoit quelques instants. C'est une femme affable qui semble usée par les années de labeur. Les journées vont de l'aube jusqu'à bien après le coucher du soleil. Du même âge que Bernadette elle parait dix ans de plus. Dehors une petite église en bois attire notre attention. Elle a été amenée, pièce par pièce, d'un village et remontée ici. Le bois pourtant ancien est encore de bonne qualité. A l'intérieur des fresques attendent d'être restaurées (lorsqu'il y aura de l'argent pour cela). Soeur Théodora pendant la visite s'assoit. Nous lisons la fatigue sur son visage. Au contraire de se plaindre elle dit être heureuse de son sort enviable par rapport à celui de bien des paysannes. Avant de quitter le monastère Eliane donne quelques billets de banque. Nous voulons imiter son geste mais elle nous fait signe qu'elle a grandement donné pour nous aussi. Ces dons sont les seuls revenus liquides de la communauté.

  • A Zalaü nous prenons des rafraîchissements avant d'aller chercher Claude à la sortie de l'usine Michelin (ou il occupe un poste important). Il se trouve en compagnie de la responsable du personnel. La jeune femme est roumaine. Elle a été invitée à se joindre avec un autre couple à nos hôtes qui souhaitent nous emmener ce soir au restaurant. Nous passons une très bonne soirée appréciant la cuisine française servie par le restaurant. A minuit, nous nous glissons dans les draps fatigués mais heureux.

Souhaitant dire au revoir à Claude qui part au travail à 7 heures je me lève à 6 heures 45. J'ai aussi avant le départ à graisser les moyeux de roues de la remorque qui avant Zalaü commençaient à couiner.

  • 10 heures 30 après des photos souvenirs nous prenons la route. Nous comptons rejoindre Patesti.
  • Des vitamines en tablettes
  • A la sortie de Zalaü deux femmes en voiture nous font des signes d'amitié auxquels nous répondons. La voiture s'arrête près d'une épicerie puis nous dépasse à nouveau. La conductrice nous montre quelque chose et s'arrête. Elle donne à Bernadette une tablette de chocolat en lui disant que sont des calories pour la route. Sans plus de manières tout le monde repart.

Dans la matinée plusieurs averses nous obligent à enfiler nos capes. La transpiration nous humidifie autant que le ferait la pluie mais les vêtements nous protègent du vent.

  • A 13 heures 30 poussés par la faim nous nous arrêtons dans un minuscule restaurant. Nous commandons des soupes suivies de cotes de porc avec salade. Curieusement les cotes sont servies avant les soupes. Lorsque celles-ci arrivent cela sent tellement le mouton, le yaourt qui l'accompagne si fort la chèvre, qu'après avoir goûté nous reposons nos cuillères.

Nous arrivons au motel indiqué par Claude à 16 heures (il ne s'y est jamais arrêté). La chambre n'a pas d'eau chaude, les draps ont déjà servi à plusieurs personnes (camionneurs pour l'essentiel). Le bar et le restaurant sont sales. Bien qu'ayant perdu trois quarts d'heure nous ne restons pas. Plus loin, dans le village de Patesti nous trouvons grâce à l'amabilité d'un jeune homme (qui nous emmène chez le propriétaire) un terrain pour mettre la tente. Il y a des trous dans la clôture mais nous sommes quand même à l'abri des tziganes qui sont nombreux à passer sur la route. Le jeune homme est récompensé de 50 000 leis (1,3 €). Il est ravi. Le terrain qui a été charrué est plein de bosses.

  • Les réveils ont été nombreux à cause des bosses. Ne trouvant pas de pain nous déjeunons de petits beurres sur lesquels nous tartinons du miel.

La route jusqu'à Satu-Maré est en plaine. Nous faisons les 32 kilomètres facilement.

  • Nous déjeunons avant de chercher un hôtel. Pendant le repas de nombreux gamins viennent tendre la main. Bernadette le coeur serré donne une part de pizza à un enfant (qui la dévore tout de suite sans doute par crainte de devoir partager). Une petite fille reçoit 10 000 leis. Un autre poulbot se voit gratifier de seulement 1 000 leis (notre dernière monnaie). Ces enfants ont-ils un avenir ?

Délaissant les bouges nous avons le choix entre deux hôtels 2 étoiles. Nous optons pour celui qui offre le meilleur rapport qualité/prix. Nous payons environ 34 €.

  • Nous faisons la connaissance d'un français qui vient régulièrement en vacances en Roumanie. Il dit qu'un de ses amis journaliste serait intéressé par notre voyage. Serions nous d'accord pour un article ? Rendez vous est pris pour 18 heures. A l'heure dite le journaliste est là. L'interview dure une demi-heure.

La ville de Satu-Maré offre peu d'intérêt touristique.

  • En fin de la deuxième journée le français vient vers 16 heures demander de nos nouvelles. Il nous propose d'aller visiter une famille de paysans à une dizaine de kilomètres de Satu-Maré. Il est accompagné d'une jeune femme (aux allures tziganes) qui de toute évidence est sa maîtresse. Au village, la demeure est modeste. La jeune femme qui nous reçoit veut absolument nous servir à manger. Craignant de froisser nous acceptons l'assiette de ragoût de mouton et de haricots verts. Je mange sans appétit. Bernadette se force. La jeune tzigane sert d'interprète. Nous sommes là depuis une demi-heure lorsqu'une femme (d'un certain âge), la mère de notre hôtesse, revient des champs ou elle était à faner. Elle est suivie de son mari. Nous discutons de choses simples. Un tour à l'extérieur nous emmène au potager que l'on est fier de nous montrer. Y sont cultivés les légumes de la maisonnée. Un tas de fumier de six mètres au carré et d'un mètre cinquante de haut attend l'automne pour enrichir le terrain. De sa base s'écoule dans des rigoles du purin qui s'infiltre lentement en terre. A deux pas de la maison un enclos à demi couvert contient trois truies et huit porcins. Une partie sera consommée par la famille, l'autre vendue. Des poules et leur coq, aux cous dégarnis, picorent dans la cour parmi la fiente laissée ici et là. Un chien à l'attache sert à avertir de toute intrusion de prédateurs à deux ou quatre pattes. Enfin le puits avec son système à balancier pour descendre et remonter le seau d'eau claire (mais sans doute chargé de bactéries). Notre accompagnateur qui avait pris soin d'acheter des bières nous a dispensé de nous désaltérer d'eau plate. Nous quittons ces gens sympathiques qui ont été heureux de nous recevoir. Nous repartons avec l'impression d'un retour dans les campagnes françaises de la première partie du XXème siècle.

27 juin 2003. Le photographe du journal local vient prendre une photo pour joindre à l'interview d'hier.

  • A la frontière Romano-hongroise nous dépensons nos derniers leis en produits divers. Le passage se fait rapidement.


  • EN ROUMANIE NOUS AVONS
  • Aimé
  • l'accueil et la générosité des populations simples au coeur d'or
  • la traversée des Carpathes

les camping sauvages

  • Pas aimé
  • les chiens écrasés
  • le sort des tziganes
  • la misère des vieux et des enfants
  • la saleté de certains hôtels
  • le manque d'intérêt pour l'écologie

If there is rich in Bucharest there also a lot of poor people. The old do not live with their retirees of misery. They are reaching out with dignity. Bernadette heart tight give these good people 50 000 leis (€1.33) (for us anything, for those who receive them enormously. Other times, when we have lunch or dinner, we avoid ourselves too close to the street. We are embarrassed by the looks of envy from some passers-by. A kid from the streets making us pity get half a pizza that cut appetite Bernadette gives him.

An air of France.

On this second day at Bucharest we have a very nice time. We find for lunch in a restaurant in a closed court. Trees provide greenery and freshness. The meal is good and we're good. Our meal is almost finished when spend three men. One of them is in the uniform of the French air force. They settled at a table for lunch. Citing a desire to go to the bathroom I make a detour and say hello to the three men. They work at the Embassy of France. In addition to the Aviator, one of the other two men is also military. We ask them if they can tell us about the possibilities to go to Ukraine to join the Poland. They invite us to go to the Consulate of France which is adjacent to the Embassy to collect specific information. We leave the restaurant to head towards the Consulate but we're wrong street. Chance puts us on the path of the three french who return to their work. We follow them. The second soldier, who is NCO, sympathize with us. We decided to meet again in the evening.


The information gathered from the Consulate do not appear for a passage through the Ukraine. We are however invited to go seek clarification from the Consulate of this country. On the spot we find door close.
In the evening in the room we are looking at the map of Europe. If the road by the Ukraine is flatter it turns more dangerous. There are flights. After an hour of reflection we decide to take the direction of the Hungary which lies to the North West of the Romania. We have to cross the Carpathian chain. We'll see. 
    Or Bernadette going to the hairdresser and is not happy.
Before leaving Bucharest Bernadette wants to cut hair. She hesitate long before several salons. The last one looks more modern. We enter. As the hairdresser (a young what is an apprentice?) practice cutting Bernadette anxiety grows. It did stop the killing. The work is totally missed. We pay all the same.
Pascal Daguise the non-commissioned officer of the Embassy of France invites us (for our last evening) to dinner in a restaurant near a lake north of Bucharest. We go by car. Pascal is a nice boy. We spend a lovely evening despite a downpour that flooded the terrace. Fortunately we had taken place inside. 


Where the wealth of the heart is worth more than money

June 4. It's hot. Bucharest is far behind us. The afternoon ends and we're looking for a place for the tent.

While stopped, a couple near a small house we observed then walks up to us. The young woman speaks a little french. We ask if we can camp near their wooden fence. After a short conversation with her husband she prefer we were entering the garden. When we're the couple simply invites us to sleep in the House. This one is small. We hesitate. Not wanting to offend us eventually accept. Our material is quickly put away in a small closed shed or is parked an old insight that rolls over.

While Cortel husband went back to work in the nearby corn field his wife preparing dinner. For that we remain not only she asked members of her family who live next door to come talk with us. Then, pass the father, mother, brothers and sisters, the beautiful sisters, nephews and nieces. We eat during this time of delicious cherries plump and juicy to perfection.

Our hostess comes we invite to take a seat for dinner. She has installed a table in the tiny room which we is intended. We are surprised by the meal without them. She says that her husband still having the book they will dine later.


  On the menu, two fried eggs, mutton fried some hash browns. Quickly, we're guessing that our meal is constituted without doubt of what they had for tonight and probably tomorrow. The meat is very oily. We eat the most. By security, we drink our bottle water.
Around 9 p.m. Cortel brother comes to us with two bibles. Families are Adventists. He wants to spread the word. We thank but pretext fatigue and a need to rest.
The next morning we thank for leaving a few banknotes. Our gesture seeming way we prefer to do pictures with family members. We'll send them later. Thank you young people. May life fill you in the future more as she did so far. If one day our road passes by here again it will be this time to us to spoil you.
We see in the evening these are those who have the least who give the most. Having asked a business leader of camp near its workshops we wipe a flat refusal.
Fortunately, we find a more sympathetic school principal. It shows us the sports field bordering his property. Once we do the curiosity of people and children. Later, when everyone's gone stay with us chickens, geese and cows. We're guessing that the field is more communal than school


  Juvenile voices we say hello in french. We laugh, we talk. Out I discovered a twenty kids in uniform who giggle. It is the boldest girls. They begin the conversation. The children are soon joined by teachers. The french Professor speaks at length with us. We are developing an Exchange with a school in the La Hague Fouassiere our village.
11 hours, departure is too late. It is already very hot. Stopped a while en route to the shade of a tree we are pestered by farmers who want money. They leave empty-handed. The cemented road to Pitesti is in very bad condition makes us toil. In the city we find a hotel 3 stars for €30 (not including breakfast).



A Ch'ti lost in Romania.

In Africa we call him straw hat, in other places a pillar of Bistro. This is the kind of individual that far from his country keeps on him a punched metro ticket. He has seen and done everything but came to nothing. This one we met him in Pitesti in Romania.

As we seek a place in a crowded grill restaurant a man presents himself to us (in french). He invites us to his table. In front of the crowd and uncertain wait time we find the friendly gesture. It's a Ch'ti, Maubeuge. Contrary to what he said in offering his table he fails but crashing. Taken to drink it most unlikely stories than the other. To his misfortune he talks about two places that we know well, Djibouti and New Caledonia. What he tells us is so fanciful that we tend his traps. The liar is parades beholdest sense but funny). Changing the subject he says be the Council of the boss of Dacia (Renault subsidiary) plants that are nearby. It would also give courses of cut of meat in the great restaurants in the city (the meat is if poorly cut - it's the only thing or we agree with him).

Who thought a nice and quiet night we rushed to leave and go home. The man remains at the table. He probably expected other ears that he will again charge his incredible stories.

After a day of rest in Pitesti we take the road to Ramincu Valcea. We find again a hotel 3 stars avecTV5 which allows us to see the information.

The road to yesterday was tiring we take another day of rest.

In the Carpathians

It really starts to mount but nothing comparable for now with what we experienced in Turkey. End of the day we see a campsite (who oddly enough neither receives nor seeks or caravan.) Tiny cottages are for rent. There are four beds of 60 cm (by two bunk) with a narrow central went. The Interior feels the moisture. Hardly we are in possession of the key as a violent thunderstorm rain starts to fall. A quarter of an hour after all is finished. A walk in the surrounding area makes us understand that we are in a small town of cure. Hotels are very close to a large hall or spa guests drinking large gulps of water. Probably are the less fortunate at the campsite.

We are happy to leave this site or we are unable to take a shower. These are exclusively for people who have access to the pool (so no lathering possible). Curious!


  The road rises more and more with sometimes Coupé hocks. We meet a young Warsaw Poles who made a tour of Europe by bicycle. We are talking about half an hour with him. Further a puncture makes us lose a new half hour. At noon we neglect the taverns to find nothing further. Soft legs we we went on a little Prince of LU. Chance wants a kilometre further a motel restaurant open. We take a room and a meal. The latter is so copious that we give good meat to a stray dog who were not. The dirty looks of other clients before this food waste bother us a bit.
Dogs crushed
The Romania has this special this is the country or we see as many dogs crushed on the roads. In the Carpathians we have counted three to four kilometre (not all killed the same day). Without having been direct witnesses we believe drivers want the beasts rather than avoid them.
The night was punctuated by sunrises for Bernadette who is embarrassed by intestinal disorders. It will last all day again. Despite this I feel bravely press on the pedals. Being in tandem to compensate for this lack of forces.
The road would be nice if we had all of these trucks that double us sending us their exhaust. On the right a stream meanders sometimes widening river then becoming narrow. Sibiu we find a room for 80 000 leis (€20) with breakfasts and a place to park equipment. Bernadette is exhausted and is not hungry. My stomach in heels but by solidarity I don't go down to dinner.


It takes two days to Bernadette to recover. Sibiu is worth a stop. Very beautiful buildings lining walks. Churches are great despite (or perhaps because) many styles reworked over the centuries. The hotel, on the second day, runs a wedding meal? We see the guests dance. They form large circles, men with men, women with women. Lack them only the period costumes to believe us at the show. Given the sweltering heat and the sounds of the ball we do not sleep early. Fortunately we TV5.
The road between Sibiu and Sefes is not very difficult, only the wind front preventing us from doing a good average. After lunch we start looking for a place to sleep. A former hotel complex in full with land abandonment could make our case but the place is squatted by a pochard burned by alcohol. Ten kilometers further we find a brand new hotel. Individual garages are offered to the guests. We rent one. Tonight Bernadette who found his form and appetite honors dinner.
Nature is beautiful
Nature is beautiful, the road also. If we go slowly up the downhills are to almost sixty at the time thanks to a perfect bitumen. The fields of wheat undulate under the caress of the wind. The harvest. The city of having no particular charm Sefes we continue up to Iulu.



Hungry against maternal love

Before you look for a hotel we have lunch. During the meal we see a Gypsy mother and her ten year old son who observe the tables. Two Germans have just finished their meal. In a plate there is a rest of pasta. The mother and child come to the table. Without worrying about her son the wife stuffs in her mouth, in handfuls, remaining pasta. If she ate his fill the child Meanwhile on an empty stomach. Before they can recur at another table a server just chase them with great blows of towels.

At the exit of the city we find a hotel. It is only 14 hours and 45 minutes.

June 17. The day is very hot. We leave Iulu by an almost flat road. After 20 kilometers of the ironer serious give us sentencing especially since the wind faced us. The nature here is less pretty. Cultures are more scarce, less grass. Sheep seem to be Kings. The villages are poorer and the houses are often lifestyle. People are also less warm. Traders if there is a lack of attention almost double weighing (in prices).

We have lunch in a small restaurant sausages and fries. It's not bad but should not look around. It's dirty and dusty. We do not linger.


   At 4 pm we advise a motel. The rooms visit reveals still there a let go in the interview. More there is no shower, only a sink. A look at the grimy staff no incentive not to stay.
3 hours later we arrive at Turda by the industrial zone (or whatever there). Nearly 95% of plants are abandoned and in ruins. The road is full of holes and bumps, a few plates of bitumen remaining are like dangerous waves. Wretched houses on the sides (probably remnants of working-class cities) are still inhabited. Unkind mines of those living there we not commit to cross the area at nightfall. This left Court of miracles we arrive in the city centre. Buildings with shops, banks... another look reassure us. There are two hotels. A modest might agree, but there is no location to park equipment. We go to the second which is a 4 stars in baroque style with the appearance of the castle of Dracula, whose name it bears. The room is €50, but we manage to have € 40. It's comfortable. In the room we are amused by the decoration which is the home of the vampire of the Carpathians.
Between Turda and Cluj Capona
Both cities are in the valleys, but they are separated by mountains. The road meanders between them along torrents, small valleys. In these farmers cultivate corn on small plots. The villages are little animated, residents in the fields. Their tools are often limited to the Spades.

 The landscapes of Transylvania are beautiful. 800 meters we find similarities with the French but less wooded Vosges. Certain lands who are not rich enough for crops or too sloping have been transferred to the pastoral activities.

Cluj Capona

The city is of average importance. Our budget suffered these last days of 3 star hotels we look long enough for a decent hotel for a fair price. We finally find a a star. The room has a bathroom. Made us a price if we stay more than one night. This is great we intend to rest.

It's raining this morning. We lay in bed until 10 hours and Miss breakfast. 15 hours we go out in the rain, armed with our umbrellas. The Romanians do not seem to know about this tool. To pass the time, to the shelter, we visit an Orthodox and a Catholic Church which is very beautiful. The latter has unfortunately chipped paintings. The rain having stopped us walk on the boulevards. Despite the lack of sunshine we find the city a certain cachet.

In this second rest day the weather returned. There is more animation in the streets but also more beggars. They are like old people, often worthy Bucharest. Heart us it. Always generous Bernadette gives a brave woman who appreciate a wide smile. More distressing, it is this child of 9 or 10 years old, dirty and ragged, which works by sniffing glue the nose stuffed into a bag plastic.

In the afternoon I check the hardware. The metal piece that keeps the arrow reinforcements is on the edge of breaking. A worker performing work at the hotel is a piece of flat steel that once worked makes it my business.


    When we leave the receptionist makes us gift of a roll of toilet paper and a little SOAP telling us that it would always be in nature.
Lunch is taken in a little diner. This is good, but simple sides of pork, potatoes, salad and beer. Near us three men, Hungarians, are interested in us. One of them, in a chopped french questions. We are not sure that responses that we be correctly translated to his comrades. A trial in English is not best. Yet it's the admiration of his friends who are great to be with a polyglot.
We reboot in side. In the top of the brand-new another restaurant. We don't are not on that we would have better eat there and probably it would have been more expensive.


Meeting with expatriates

We drive slowly when a car registered in Romania stops in front of us. A couple down and obviously waiting for us. These are the french, expatriate, working at Michelin Zalau plant. After the introductions and a moment of conversation Claude and Eliane Alvarez invite us to their homes and to stay one or two days depending on our convenience. It won't be tonight, the distance that separates us from Zalau is too great. Appointment for tomorrow at 4 pm.

In the evening we seek a place to camp, preferably near the houses. Unfortunately the majority of courses are the droppings of chickens who flock when they aren't pigs dirty. Good people, no pets, offer us their lawn, but this one is so much slope that we felt like sleeping standing up. We end up finding an almost decent place between the road and a pair of sows in their enclosure. There are twenty meters of each side. While we set up the tent we observe a cowherd who brings back a hundred animals. At every path, every farm, three, five or ten cows leave the herd to return to their barns.

The morning before leaving two children from the farm next door come to us bend our business. They are dirty. One of them has a suit, jacket and pants. Probably the clothing served for a communion. Bernadette gives them candies they receive the beaming face.


The restaurant from the outside seems well. In the parking lot of the Gypsy children come to ask for money with insistence. It must be that a staff flying a stick so that they hope such a flight of sparrows. The Interior of the restaurant is dark and dirty. A tour to the bathroom leave us skeptical on the aspect that must have the kitchen. Our muscles needing to be fed we look too much at the bottom of our plates.
Hospitality to Zalau
The descent towards Zalau is steep. We do not have too many three brakes to hold back us. It is not question of gain momentum otherwise it is off the road in a turn guaranteed.
Indications which have been given to us yesterday to find directly the House of Claude and Eliane Alvarez. The House is large and has a large garden. The guest room or we drop off our business is spacious (probably 30 square meters). It's the smallest room.
We spend a pleasant evening in a French atmosphere. Alcohol and the excellent meal us a little drunk. Invited to take a day off we accept with pleasure after hesitating for the form.

The morning is dedicated to rest. After breakfast in the company of Claude and Eliane Let's go with the latter to 20 km visit a monastery (we should call it convent since these are nuns occupying it). On-site Eliane who came several times asked sister Théodora which is used usually guide. The outside of the monastery are very flowery. Watering is done by hand after bailing water. When we visit the Church we find the mother superior who receives us a few moments. It's an affable woman who seems worn out by years of work. Days range from dawn until well after the sun goes down. Of the same age that Bernadette she looks ten years older. Outside a small wooden church draws our attention. She was brought, piece by piece, of a village and rally here. Yet old wood is still of good quality. Frescoes inside waiting to be restored (when there will be money for this). Sister Théodora during the visit sit. We read the fatigue on her face. Instead complaining she be happy his enviable fate compared to many farmers. Before leaving the monastery Eliane gives a few banknotes. We want to imitate his gesture but she motioned that she gave greatly for us also. These donations are the only income liquid community


  Zalau we take refreshments before picking up Claude at the exit of the Michelin factory (or an important position). It is in the company of the Chief of staff. The young woman is Romanian. She was invited to join our guests who want to take us this evening at the restaurant with another couple. We spend a great evening enjoying French cuisine served by the restaurant. At midnight, we we slip the sheets tired but happy.
Wishing to say goodbye to Claude who goes to work at 7: 00 I get up at 6: 45. I also have prior to grease the hubs of wheels of the trailer which before Zalau began to whine.
10: 30 a.m. after souvenir photos we take the road. We join Patesti.



Vitamins in tablets

Zalau leaving two women in the car we are signs of friendship to which we respond. The car stopped near a grocery store then surpasses us again. The driver shows something and stops. It gives Bernadette a candy bar telling him that are calories for the road. Without more ways everyone back.

In the morning several showers require us to put on our capes. Sweat moistens us as much that would rain but clothes to protect us from the wind.

1: 30 pushed by hunger we stop at a tiny restaurant. We order soup followed by sides of pork with salad. Curiously the sides are served before the soup. When they arrive it smells so yogurt that comes with it so hard the goat, that after tasting we rest our spoons, mutton.

We arrive at the motel indicated by Claude to 16 hours (it's never stopped). The room has no hot water, the sheets have already been used to several people (truckers for the most part). The bar and the restaurant are dirty. Although she lost three quarters of an hour we do not stay. Further, in the village of Patesti we find through the kindness of a young man (that takes us at the owner) a field to put up the tent. There are holes in the fence, but we are still immune to the Gypsies, who are likely to pass on the road. The young man is awarded 50 000 leis (€1.3). He's thrilled. The ground that has been plowed is full of bumps.


     The revivals were numerous because of the bumps. Finding no bread we have lunch cookies which we wheat honey.
The road up to Satu Mare is plain. We do the 32 kilometres easily.
We have lunch before you look for a hotel. During the meal of many kids come to reach out. Bernadette heart gives a slice of pizza to a child (who now probably for fear of having to share her). A little girl receives 10 000 leis. Another poulbot see gratify only 1 000 leis (our last currency). These children have a future?
Leaving the slums we have the choice between two 2-star hotels. We opt for one that offers the best quality/price ratio. We pay around €34.
We are introduced to a french who comes regularly on holiday in Romania. He said that one of his journalist friends would be interested in our trip. Would we agree to an article? Make you is taken for 18 hours. At the appointed time the journalist is there. The interview lasts half an hour. 


The city of Satu Mare offers little of tourist interest.

At the end of the second day the french comes around 4 p.m. to ask our news. He proposes to visit a family of farmers in 10 km from Satu Mare. It is accompanied by a young woman (resembling Gypsies) who clearly is his mistress. In the village, the House is modest. The young woman who receives us absolutely wants to serve us food. Fearing of offending we accept the plate of stew of mutton and beans. I eats without appetite. Bernadette forces himself. The young Gypsy acts as an interpreter. We're here for half an hour when a woman (of a certain age), the mother of our hostess, back fields or was it to wilt. It is followed by her husband. We are talking about simple things. A ride on the outside takes us to the garden one is proud to show us. There are grown vegetables from the household. A pile of manure six meters squared and a 50 meter high waiting for autumn to enrich the field. Base flows in ditches of the waste water that seeps slowly into Earth. Two steps from the House a half-covered pen contains three sows and eight pigs. A part will be consumed by the family, the other sold. Chickens and their cock, at the bare necks, Peck in the courtyard among the left droppings here and there. A dog at the home is used to warn of any intrusion of two or four-legged predators. Finally the well with its pendulum system for down and up the bucket of water clear (but no doubt responsible for bacteria). Our attendant who had taken care to buy beers we taught a drink us of water. We leave such nice people who were happy to receive us. We leave with the impression of a return in the French countryside of the first part of the twentieth century.


June 27, 2003. The local newspaper photographer comes to take a photo to join the interview yesterday.
The Romano-Hungarian border we spend our last leis in various products. The passage is done quickly.



    IN ROMANIA WE HAVE
Love
hospitality and generosity of the simple people with the heart of gold
    the crossing of the Carpathians
Wild camping
Not like
dogs crushed
    the fate of the Gypsies
    the misery of the old and children
    dirt from some hotels
    the lack of interest in ecology



Si hay ricos en Bucarest hay también un montón de gente pobre. La edad no vive con sus jubilados de la miseria. Ellos están tratando de llegar con dignidad. Corazón de Bernadette firmemente dar estas buenas personas de 50.000 leis (1,33€) (para nosotros nada, para aquellos que reciben enormemente. Otras veces, cuando tenemos almuerzo o cena, evitamos nosotros mismos demasiado cerca a la calle. Estamos avergonzados por las miradas de envidia de algunos transeúntes. Un niño de la calle que nos lástima llegar medio una pizza que Bernadette le da apetito.

Un aire de Francia.

En este segundo día en Bucarest tenemos un tiempo muy agradable. Nos encontramos para almorzar en un restaurante en un patio cerrado. Árboles proporcionan frescura y verdor. La comida es buena y somos buenos. Nuestra comida es casi acabada cuando pasan tres hombres. Uno de ellos es el uniforme de la fuerza aérea francesa. Colocaron en una mesa para el almuerzo. Citando un deseo de ir al baño hacer un desvío y saludar a los tres hombres. Trabajan en la Embajada de Francia. Además del aviador, uno de los otros dos hombres también es militar. Les preguntamos si puede decirnos acerca de las posibilidades para ir a Ucrania a unirse a la Polonia. Nos invitan a ir al Consulado de Francia que se encuentra contiguo a la Embajada para recoger información específica. Dejamos el restaurante hacia el Consulado pero somos calle equivocada. Oportunidad nos pone en el camino de los tres franceses que regresan a su trabajo. Seguimos. El segundo soldado, que es el NCO, simpatizan con nosotros. Decidimos quedar otra vez en la noche.


La información obtenida en el Consulado no aparecen por un pasaje a través de Ucrania. Sin embargo estamos invitados a ir a pedirle una aclaración del Consulado de este país. En el lugar se encuentra cerca de la puerta.
Por la tarde en la sala estamos mirando el mapa de Europa. Si el camino por Ucrania es más plano resulta más peligroso. Hay vuelos. Después de una hora de reflexión decidimos tomar la dirección de la Hungría que se encuentra al norte oeste de la Rumania. Tenemos que cruzar la cadena de los Cárpatos. Vamos a ver. 
    O Bernadette va a la peluquería y no es feliz.
Antes de salir de Bucarest Bernadette quiere cortar el pelo. Ella vacila mucho antes varios salones. El último de ellos parece más moderno. Entramos. Como el peluquero (un joven ¿qué es un aprendiz?) corte práctica crece ansiedad de Bernadette. Impidió el asesinato. El trabajo es totalmente perdido. Pagamos todos los mismos.
Pascal Daguise el suboficial de la Embajada de Francia nos invita (para nuestra última noche) a cenar en un restaurante cerca de un lago al norte de Bucarest. Vamos en coche. Pascal es un chico agradable. Pasamos una velada encantadora a pesar de un aguacero que inundó la terraza. Afortunadamente habíamos tomado lugar en el interior. 


Donde la riqueza del corazón vale más que dinero

4 de junio. Está caliente. Bucarest está ahora detrás de nosotros. Los extremos por la tarde y estamos buscando un lugar para la carpa.

Mientras que, un par cerca de una pequeña casa observamos paseos entonces hasta nosotros. La joven habla un poco francés. Preguntamos si podemos acampar cerca de la valla de madera. Después de una corta conversación con su marido, ella prefiere que estábamos entrando en el jardín. Cuando estamos los dos simplemente nos invita a dormir a la casa. Este es pequeño. Dudamos. Sin querer ofendernos finalmente aceptar. Nuestro material es rápidamente guardar en un pequeño cobertizo cerrado o está estacionado un viejo conocimiento que vuelca.

Mientras que Cortel marido volvió a trabajar en el campo de maíz cercano su esposa preparar la cena. Para los que seguimos siendo no sólo pidió a los miembros de su familia que vive puerta siguiente a hablar con nosotros. A continuación, pasar el padre, madre, hermanos y hermanas, las bellas hermanas, sobrinos y sobrinas. Comemos durante este tiempo de deliciosas cerezas gordita y jugosas a la perfección.

Nuestra anfitriona viene invitamos a tomar asiento para la cena. Ha instalado una mesa en la pequeña sala que está pensado. Estamos sorprendidos por la comida sin ellos. Ella dice que su esposo sigue teniendo el libro que cenan más tarde.


     En el menú, dos huevos fritos, cordero frito algunos papas. Rápidamente, estamos conjeturando que nuestra comida está constituido sin duda de lo que tenían para esta noche y probablemente mañana. La carne es muy grasosa. Comemos más. Por seguridad, bebemos nuestra agua de botella.
Aproximadamente 21:00 Cortel hermano viene a nosotros con dos biblias. Las familias son los adventistas. Quiere difundir la palabra. Agradecemos a pretexto de fatiga y necesidad de descansar.
A la mañana siguiente damos las gracias por dejar unos billetes. Nuestro gesto de aparente forma preferimos hacer fotos con miembros de la familia. Les enviaremos más adelante. Muchas gracias jóvenes. Que vida llene en el futuro más como lo hizo hasta ahora. Si un día nuestro camino pasa por aquí otra vez será esta vez nos deleitará.
Vemos en la noche son aquellos que tienen menos que dar más. Haber pedido a una empresa líder de campamento cerca de sus talleres limpie una negativa.
Afortunadamente, encontramos a más simpático Director de la escuela. Nos muestra el campo de deportes con su propiedad. Una vez hacemos la curiosidad de la gente y los niños. Más tarde, cuando todo el mundo ha ido Quédate con nosotros gallinas, gansos y vacas. Nosotros estamos conjeturando que el campo es más común que la escuela.


   Voces juveniles en que se decir hola francés. Nos reimos, hablamos. Hacia fuera, descubrí a un veinte niños en uniforme que ríen. Es las chicas más atrevidas. Empezar la conversación. Pronto se unió a los niños por los profesores. El profesor francés habla largamente con nosotros. Estamos desarrollando un intercambio con una escuela en la La haya Fouassiere Paises nuestro pueblo.
11 horas, la salida es demasiado tarde. Ya está muy caliente. Detenido un rato a la sombra de un árbol estamos acosadas por los agricultores que quieren dinero. Salen con las manos vacías. El camino cementado hacia Pitesti es en muy mal estado hace nos fatiga. En la ciudad encontramos un hotel de 3 estrellas por 30 € (no incluye desayuno).



A encontrar perdido en Rumanía.

En África lo llamamos sombrero de paja, en otros lugares un pilar de Bistro. Este es el tipo de individuo que lejos de su país mantiene sobre él un billete de metro perforado. Él ha visto y hecho todo, pero vino a nada. Éste lo conocimos en Pitesti en Rumania.

Mientras buscamos un lugar en un restaurante concurrido asador un hombre se nos presenta (en francés). Él nos invita a su mesa. Frente a la multitud y el tiempo de espera incierta nos encontramos con el gesto amable. Es un encontrar, Maubeuge. Contrario a lo que dijo en que ofrece su mesa que fracasa pero que se caiga. Llevado a beber más inverosímiles historias que el otro. Para su desgracia él habla acerca de dos lugares que conocemos bien, Djibouti y Nueva Caledonia. Lo que nos dice es tan fantasiosa que nos tienden sus trampas. El mentiroso es desfiles ves sentido pero gracioso). Cambiando de tema, dice ser el Consejo del jefe de Dacia (subsidiaria de Renault) las plantas cercanas. También da cursos de corte de carne en los grandes restaurantes de la ciudad (la carne es si mal corte - es lo único que o estamos de acuerdo con él).

Que pensaron una noche agradable y tranquila que se apresuró a salir y volver a casa. El hombre permanece en la mesa. Él probablemente esperaba otros oídos que nuevamente cobrará sus historias increíbles.

Después de un día de descanso en Pitesti tomamos el camino de Ramincu Valcea. Otra vez encontramos un hotel 3 estrellas avecTV5 que nos permite ver la información.

El camino a ayer era agotador que tomamos otro día de descanso.

En los Cárpatos

Empieza a montar pero nada comparable por ahora con lo que hemos vivido en Turquía. Final del día vemos un camping (que curiosamente no recibe ni busca o caravana.) Casas rurales pequeñas son para el alquiler. Hay cuatro camas de 60 cm (dos literas) con un estrecho central fueron. El Interior siente la humedad. Apenas estamos en posesión de la clave como una tempestad de truenos violenta lluvia comienza a caer. Un cuarto de hora después de todo se acaba. Un paseo por los alrededores nos hace entender que estamos en una pequeña ciudad de la curación. Hoteles están muy cerca de una gran sala o engulle los huéspedes de spa beber grandes de agua. Son probablemente los menos afortunados en el camping.

Estamos encantados de salir de este sitio o somos incapaces de tomar una ducha. Estas son exclusivamente para personas que tienen acceso a la piscina (sin posible lathering). ¡Curioso!


    El camino asciende más y más con corvejones de Coupé a veces. Nos encontramos con un jóvenes polacos de Varsovia que hizo una gira por Europa en bicicleta. Estamos hablando de alrededor de media hora con él. Más un pinchazo nos hace perder una nueva media hora. Al mediodía nos descuidan las tabernas para encontrar nada más. Suave, las piernas nos fuimos en un pequeño príncipe de LU. Oportunidad quiero un kilómetro más abrir un restaurante de motel. Tomamos una habitación y una comida. El último es tan abundante que nos dan buena carne a un perro callejero que no eran. Nos molesta un poco el aspecto sucio de otros clientes antes de estos residuos de alimentos.
Perros aplastados
La Rumania tiene este especial este es el país o que vemos como muchos perros aplastados en las carreteras. En los Cárpatos hemos contado tres o cuatro kilómetros (no asesinados el mismo día). Sin haber sido testigos directos nos creen conductores quieren las bestias en lugar de evitarlos.
La noche fue puntuada por amaneceres para Bernadette que está avergonzada por trastornos intestinales. Durará todos los días otra vez. A pesar de ello me siento valiente pise los pedales. Estando en tándem para compensar esta falta de fuerzas.
El camino sería bueno si tuviésemos todos esos camiones que nos envía su escape doble. A la derecha un arroyo serpentea a veces ampliación río entonces convertirse en estrecho. Sibiu se encuentra una habitación para 80 000 leis (20€) con desayuno y un lugar para el equipo del parque. Bernadette se agota y no tiene hambre. Mi estómago en los talones, pero por solidaridad que no bajar a cenar.


Toma dos días a Bernadette a recuperar. Sibiu es vale la pena una parada. Edificios muy bellos paseos. Las iglesias son grandes a pesar (o quizás porque) muchos estilos reelaborados durante siglos. ¿El hotel, en el segundo día, ofrece una comida de la boda? Vemos a los invitados bailar. Forman círculos grandes, hombres con hombres, mujeres con mujeres. Ellos no sólo los trajes de época para nosotros creer en la feria. Ante el sofocante calor y el sonido de la bola no dormimos temprano. Afortunadamente nosotros TV5.
La carretera entre Sibiu y Sefes no es muy difícil, solamente el frente del viento nos impide hacer un buen promedio. Después del almuerzo comenzamos buscando un lugar para dormir. Un antiguo hotel complejo en completo abandono de la tierra podría hacer nuestro caso pero el lugar es okupado por un porrón quemado por el alcohol. Diez kilómetros más adelante nos encontramos con un nuevo hotel. Cocheras individuales se ofrecen a los huéspedes. Alquilamos uno. Esta noche Bernadette que encontró su forma y su apetito rinde homenaje a cena.
La naturaleza es hermosa
La naturaleza es hermosa, el camino también. Si subimos lentamente las bajadas están a casi sesenta años en el tiempo gracias a un asfalto perfecto. Los campos de trigo undulate bajo la caricia del viento. La cosecha. La ciudad de no tener ningún encanto particular continuamos hasta Iulu Sefes.



Hambrientos de amor maternal

Antes de que usted busque un hotel que tenemos almuerzo. Durante la comida vemos una madre gitana y su hijo de diez años que observan las tablas. Dos alemanes acaban de finalizar su comida. En un plato hay un resto de pasta. La madre y el niño sentarse a la mesa. Sin preocuparse por su hijo el materias de esposa en la boca, en puñados, restante de pasta. Si comió su llenado el niño mientras tanto con el estómago vacío. Antes de que pueden repetirse en otra mesa un servidor a perseguirlos con grandes golpes de toallas.

A la salida de la ciudad nos encontramos con un hotel. Es sólo 14 horas y 45 minutos.

17 de junio. El día está muy caliente. Dejamos Iulu por un camino casi plano. Después de 20 kilómetros de la calandra secadora seria darnos condena sobre todo porque el viento frente a nosotros. La naturaleza aquí es menos bonita. Las culturas son más escasas, menos hierba. Ovejas parecen ser reyes. Los pueblos son más pobres y las casas son estilo de vida. Las personas también son menos cálidas. Proveedores si hay una falta de atención casi el doble de peso (de precios).

Almorzamos en un pequeño restaurante salchichas y papas fritas. No es malo pero no se debe mirar alrededor. Es sucio y polvoriento. No tardarán en sanar.


   A 16:00 se aconseja un motel. La visita de salas revela todavía hay un deje ir en la entrevista. Hay no hay ducha, solo un lavabo. Un vistazo a la mugrienta no personal ningún incentivo no quieres.
3 horas más tarde llegamos a Turda la zona industrial (o lo que hay). Casi el 95% de las plantas están abandonado y en ruinas. El camino está lleno de agujeros y baches, unos platos de betún restante son como olas peligrosas. Casas miserables en los lados (probablemente restos de ciudades de clase obreras) todavía están habitadas. Minas de crueles de los que viven allí no se comprometen a cruzar la zona al caer la noche. Esta izquierda el corte de los milagros que llegan en el centro de la ciudad. Edificios con tiendas, bancos... otra mirada tranquilizarnos. Hay dos hoteles. Un modesto podría estar de acuerdo, pero hay no para el equipo del parque. Vamos a la segunda que es un 4 estrellas en estilo barroco con la aparición del castillo de Drácula, cuyo nombre lleva. La habitación es de 50 €, pero nos las arreglamos para tener 40 €. Es cómodo. En la sala nos divertía por la decoración que es el hogar del vampiro de los Cárpatos.
Entre Turda y Cluj Capona
Ambas ciudades están en los valles, pero están separados por las montañas. La carretera serpentea entre ellos a lo largo de los torrentes, valles pequeños. En estos productores cultivan pequeñas parcelas de maíz. Los pueblos son poco animado, residentes en los campos. Sus herramientas son a menudo limitadas a las espadas.

 Son hermosos los paisajes de Transilvania. 800 metros que encontramos semejanzas con el francés pero menos boscosas Vosges. Ciertas tierras que no son lo suficientemente rico como para los cultivos o demasiado inclinada se han transferido a las actividades pastorales.

Cluj Capona

La ciudad es de importancia media. Nuestro presupuesto sufrió estos últimos días de hoteles de 3 estrellas nos fijamos tiempo suficiente para un hotel decente por un precio justo. Finalmente encontramos un una estrella. La habitación tiene un cuarto de baño. Nos hicieron un precio si nos quedamos más de una noche. Esto es genial que vamos a descansar.

Llueve esta mañana. Nos pone en la cama hasta 10 horas y desayuno Miss. 15 horas salimos en la lluvia, armados con nuestros paraguas. Los rumanos no parecen saber acerca de esta herramienta. Para pasar el tiempo, hasta el refugio, visitamos un ortodoxo y una iglesia católica que es muy hermosa. Este último por desgracia ha astillado pinturas. La lluvia que nos dejó a pie en los bulevares. A pesar de la falta de sol nos encontramos con la ciudad un determinado prestigio.

En este segundo día de descanso el tiempo regresó. Hay más animación en las calles pero también más mendigos. Son como personas mayores, a menudo digno de Bucarest. Del corazón nos lo. Siempre generoso Bernadette da a una mujer valiente que aprecian una sonrisa amplia. Más angustiante, es este niño de 9 o 10 años de edad, sucio y harapiento, que trabaja por esnifar pegamento la nariz metida en un plástico de la bolsa.

En la tarde reviso el hardware. La pieza metálica que mantiene los refuerzos de la flecha está en el borde de romperse. Un trabajador de realizar el trabajo en el hotel es una pieza de acero plano que una vez trabajado lo hace mi negocio.


  Cuando dejamos la hace de recepcionista nos regalo de un rollo de papel higiénico y un poco de JABÓN que nos dice que siempre estaría en la naturaleza.
Almuerzo se toma en un pequeño comedor. Esto es buenos pero simple partes de carne de cerdo, patatas, ensalada y cerveza. Cerca de nosotros, los tres hombres, los húngaros, está interesado en nosotros. Uno de ellos, en un picado francés preguntas. No estamos seguros de que las respuestas que ser traducido correctamente a sus compañeros. Un ensayo en inglés no es la mejor. Sin embargo, es la admiración de sus amigos que son grandes estar con un políglota.
Que reiniciemos en lateral. En la parte superior de la flamante otro restaurante. No no son por que hubiera mejor comemos allí y probablemente habría sido más caro.


Reunión con expatriados

Nos conduzca despacio cuando un coche registrado en paradas de Rumania frente a nosotros. Un par abajo y obviamente esperando por nosotros. Se trata del francesa, expatriado, trabajando en la planta de Michelin Zalau. Después de las presentaciones y de un momento de conversación Claude y Eliane Alvarez nos invitan a sus casas y quedarse uno o dos días según nuestra conveniencia. No será esta noche, la distancia que nos separa de Zalau es demasiado grande. Cita para mañana a las 16:00.

Por la tarde buscamos un lugar para acampar, preferiblemente cerca de las casas. Desafortunadamente la mayoría de cursos es los excrementos de los pollos que vienen cuando no son cerdos sucios. Buenas personas, no mascotas, nos ofrecen su césped, pero es cuesta tanto que nos sentimos como dormir de pie hacia arriba. Terminamos por encontrar un lugar casi decente entre la carretera y un par de cerdas en su recinto. Hay veinte metros de cada lado. Mientras que la tienda observamos a un vaquero que trae un centenar de animales. En cada camino, cada granja, tres, cinco o diez vacas dejan el rebaño para volver a sus graneros.

La mañana antes de salir de dos niños de la granja de al lado venga a nosotros la curva nuestro negocio. Están sucios. Uno de ellos tiene un traje, chaqueta y pantalones. Probablemente la ropa sirve para una comunión. Bernadette les da dulces reciben la cara radiante.


El restaurante del exterior parece bien. En el aparcamiento muchos de los niños gitanos llegan a pedir dinero con insistencia. Lo que debe ser un personal de vuelo un palo para que esperan tal vuelo de gorriones. El Interior del restaurante es oscuro y sucio. Una visita al baño nos dejan escépticos sobre el aspecto que debe tener la cocina. Los músculos que necesitan ser alimentados nos fijamos demasiado en la parte inferior de nuestros platos.
Hospitalidad a Zalau
El descenso hacia Zalau es escarpado. No tenemos demasiados tres frenos para sostener detrás nosotros. No es cuestión de impulso de ganancia es fuera de la carretera en un turno garantizado.
Indicaciones que se han dado a nosotros ayer para encontrar directamente la casa de Claude y Eliane Alvarez. La casa es grande y tiene un gran jardín. La habitación de huéspedes o dejar nuestro negocio es amplio (probablemente 30 metros cuadrados). Es la habitación más pequeña.
Pasamos una agradable velada en un ambiente francés. Alcohol y la comida excelente nos un poco bebido. Invita a tomar un día de que aceptamos con placer después de vacilar por la forma.

La mañana se dedica a descansar. Después del desayuno en compañía de Claude y vamos con el último a 20 km de Eliane visita un monasterio (deberíamos llamarla convento puesto que éstos son monjas ocuparlo). Eliane in situ que vino varias veces pidió Théodora de hermana que es utilizado generalmente guía. El exterior del monasterio son muy florido. Riego se hace a mano después de achicar agua. Cuando visitamos la Iglesia nos encontramos con la madre superiora que nos recibe unos momentos. Es una mujer afable que parece desgastada por años de trabajo. Rango de días desde el amanecer hasta bien después el sol va hacia abajo. De la misma edad a Bernadette se ve diez años más viejo. Fuera una pequeña iglesia de madera llama la atención. Fue traído, pieza por pieza, de un pueblo y el rally aquí. Sin embargo, madera vieja es todavía de buena calidad. Frescos en espera de ser restaurado (cuando habrá dinero para ello). Théodora hermana durante el visita sit. Leemos la fatiga en el rostro. En lugar de otro reclamante ella ser feliz su destino envidiable en comparación a muchos agricultores. Antes de abandonar el monasterio Eliane da unos billetes. Queremos imitar su gesto pero ella movió que dio mucho para nosotros también. Estas donaciones son la única comunidad de líquidos de ingreso


   Zalau tomamos refrescos antes de aspirar a Claude en la salida de la fábrica de Michelin (o una importante posición). Es en compañía de la jefe de personal. La joven mujer es rumana. Fue invitada a unirse a nuestros huéspedes que quieren llevarnos esta noche en el restaurante con otra pareja. Pasamos una gran tarde disfrutando de la cocina francesa servida por el restaurante. A la medianoche, se nos cuelan las hojas cansan pero feliz.
Para decir adiós a Claude que vaya a trabajar a las 7:00 me levanto a las 6:45. También tengo antes de engrasar los ejes de las ruedas del remolque que antes Zalau comenzó a gemir.
10:30 después de fotos de recuerdo tomar la carretera. Nos unimos a Patesti.




Vitaminas en tabletas

Zalau dejando a dos mujeres en el coche somos signos de amistad a los que respondemos. El coche se detuvo cerca de un supermercado luego nos supera otra vez. El conductor muestra algo y se detiene. Da a Bernardita un candy bar diciéndole que son calorías para el camino. Sin más formas de todo el mundo nuevo.

En la mañana varias duchas nos obligan a poner en los cabos. Sudor nos humedece tanto que llueva pero ropa para protegernos del viento.

1:30 empujado por el hambre, que paramos en un pequeño restaurante. Pedimos sopa seguida por partes de carne de cerdo con ensalada. Curiosamente, los lados se sirven antes de la sopa. Cuando llegan lo olores para yogur que viene con él tan duro la cabra, que después de probar descansar nuestras cucharas, cordero.

Llegamos al motel indicado por Claude 16 horas (nunca se detiene). La habitación tiene no hay agua caliente, las hojas ya se han utilizado para varias personas (camioneros en su mayor parte). El bar y el restaurante están sucios. Aunque perdió tres cuartos de hora no estamos. Además, en la aldea de Patesti, encontramos a través de la bondad de un hombre joven (que nos lleva al dueño) un campo para poner la tienda. Hay agujeros en la valla, pero estamos siendo inmunes a los gitanos, que suelen pasar en el camino. El joven recibe leis de 50.000 (1,3€). Él está encantado. El suelo que ha sido arado está lleno de baches.


    Los avivamientos son numerosas debido a los golpes. No encontrar ningún pan tenemos galletas de almuerzo que miel de trigo.
El camino hasta Satu Mare es llano. Hacemos los 32 kilómetros fácilmente.
Almorzamos antes de buscar un hotel. Durante la comida de muchos niños vienen a llegar. Corazón de Bernadette da una rebanada de pizza a un niño (que ahora probablemente por miedo a tener que compartir le). Una niña recibe de 10.000 leis. Ver otro poulbot gratificar sólo 1 000 leis (nuestra última moneda). ¿Estos niños tienen un futuro?
Dejando los barrios tenemos la elección entre dos hoteles de 2 estrellas. Optamos por uno que ofrece la mejor relación calidad/precio. Pagamos aproximadamente €34.
Nos presentamos a un francés que viene regularmente de vacaciones en Rumania. Dijo que uno de sus amigos de la periodista estaría interesado en nuestro viaje. ¿Estamos de acuerdo a un artículo? Asegúrese de que se toma durante 18 horas. A la hora señalada el periodista está allí. La entrevista dura media hora. 


La ciudad de Satu Mare ofrece poco interés turístico.

Al final de la jornada la francesa viene alrededor 16:00 a nuestras noticias. Propone visitar una familia de agricultores de 10 km de Satu Mare. Es acompañado por una mujer joven (que se asemeja a gitanos) claramente quién es su amante. En el pueblo, la casa es modesta. La joven que nos recibe absolutamente quiere servirnos comida. Por temor de ofender a nosotros aceptar el plato de guiso de cordero y judías. Me come sin apetito. Bernadette obliga a sí mismo. El gitano joven actúa como intérprete. Estamos aquí durante media hora cuando una mujer (de cierta edad), la madre de nuestra anfitriona, detrás de los campos o fue a marchitarse. Es seguido por su marido. Estamos hablando de cosas simples. Un paseo en el exterior nos lleva al jardín uno es orgulloso de mostrarnos. Hay vegetales cultivados de la casa. Una pila de estiércol seis metros cuadrados y un metro 50 de altura esperando el otoño enriquecer el campo. La base de flujos en las zanjas de las aguas residuales que se infiltra lentamente en la tierra. A dos pasos de la casa una pluma mitad cubierta contiene tres cerdas y ocho cerdos. Se consumirá una parte de la familia, el otro vende. Pollos y su martillo, en los cuellos desnudos, picotean en el patio entre los excrementos izquierdos aquí y allá. Un perro en el hogar se utiliza para advertir de cualquier intrusión de dos o cuatro-legged depredadores. Finalmente el pozo con su sistema de péndulo para abajo y para arriba el cubo de agua clara (pero sin duda responsable de bacterias). Nuestro asistente que había tomado a cuidado para comprar cervezas nos enseñan una copa de agua. Salimos tan majos que estaban encantados de recibirnos. Os dejamos con la impresión de una vuelta en la campiña francesa de la primera parte del siglo XX.


27 de junio de 2003. El fotógrafo del periódico local viene a tomar una foto a la entrevista de ayer.
El Romano-frontera pasamos nuestros último leis en diversos productos. El paso se hace rápidamente.



  EN RUMANIA TENEMOS
Amor
hospitalidad y la generosidad de la gente simple con el corazón de oro
    la travesía de los Cárpatos
Camping salvaje
No me gusta
perros aplastados
    el destino de los gitanos
    la miseria de la edad y los niños
    suciedad de algunos hoteles
    la falta de interés en ecología



  
 
Maison de Cortel à Slobozia Moara (Roumanie) Petite maison mais grand coeur

House of Slobodia Moara (Romania) small home but bighearted Cortel

Casa de Slobodia Moara (Rumania) pequeña casa pero personas Cortel





Slobozia Moara ( Roumanie) Bernadette entourée de Cortel et de sa femme et des parents

Slobodia Moara (Romania) Photo before departure. Bernadette surrounded by Cortel and his wife and relatives

Foto Slobodia Moara (Rumania) antes de la salida. Bernadette rodeada de Cortel y su esposa y familiares





Environs de Satu Maré (Roumanie) Accueil chaleureux chez l'habitant


Vicinity of Satu Mare (Romania) warm homestay


Cerca de la cálida familia de Satu Mare (Rumania)